Marie-Hélène Sinapi Imbert EIRL 

Psychologue Clinicienne
Rue du grand jas
83470 Seillons Source d’Argens
06 88 25 10 78
mariesinapi@gmail.com
Seillons le 07/04/2015

 

AFEP

 

 

 

 

INTERVENTION PORTANT SUR LES ENFANTS INTELLECTUELLEMENT PRECOCES

Les précoces sont des enfants !
Plan
I. - Détection d’une supposée précocité intellectuelle des enfants par les
     parents

     Les cas cliniques de Julie et Quentin
II. - Prendre de la distance avec les idées reçues et les infos du net
     Test : vrai/ faux

© Marie-Hélène SINAPI Tous droits de reproduction interdits
sans l’autorisation de l’auteur. Prendre contact

 

I. détection d’une supposée précocité intellectuelle des enfants par les parents
Les cas cliniques de Julie et Quentin

Je réalise des tests de détection de précocité intellectuelle selon l’échelle WISC IV : épreuves psychométriques pour enfants de 6 à 16 ans.
Elle est composée de 4 indices :100 est le résultat « moyen ».

ICV : qui évalue le raisonnement verbal, la formation de concepts, la connaissance du lexique, le comportement dans la vie courante.
IRP : qui perme de tester les capacités à analyser et synthétiser des stimuli viuels abstraits, la fluidité du raisonnement.
IMT : qui donne une image de la mémoire à court terme et du séquençage d’une information
IVT : qui évalue la vitesse de traitement des informations et l’attention.

Ces 4 indices servent à calculer le QIT : lui aussi sur 100.

a. le cas de Julie :jeune fille de 13 ans en 5e

Cette jeune fille est amenée par sa mère qui a consulté internet et la description des EIP et s’est dit : « c’est tout à fait Julie ».  

Elle me dit que sa fille s’intéresse à tout, tient une conversation avec sa mère « comme une adulte » et a des soucis d’adaptation à son nouveau collège.

Je reçois Julie seule avec moi et vois qu’il s’agit d’une jeune fille calme au regard franc, parlant timidement qui comprends et adhère au principe du test. Elle participe activement à la passation et cherche des solutions de rechange quand sa 1ere stratégie a échoué.

Elle passe la WISC IV et obtient : un QIT de 97 : normalité !
ICV : 99
IRP : 102
IMT :88
IVT :100

Donc tous les résultats sont homogènes et Julie a les capacités intellectuelles qu’on peut attendre d’un jeune de son âge.

Elle vit seule avec sa mère qui déménage souvent et son comportement un peu trop d’égale à égale avec celle-ci est peut être dû à l’absence de tiers dans cette relation. Mais elle n’a rien à voir avec la précocité « au jour du test » !

b. le cas de Quentin : garçon de 8 ans en CE2

Il s’agit d’un des jeunes patients que je suis en thérapie et pour lequel la recommandation de passer le test de WISC IV vient de moi uniquement.

Les parents m’ont adressé cet enfant pour des problèmes de « pipi au lit » récurrents une nuit sur deux à 8 ans.

Il est le plus jeune d’une fratrie de 2 enfants. A l’âge de 3 ans il a vu sa mère chuter d’un mur d’escalade et être emmenée par les pompiers. Le regard est franc et direct il est très labile et change rapidement de conversation.

Durant le test quand il doit donner des définitions il va plus loin que ce qu’on lui demande.
Le langage est soutenu et utilisé à propos. L’attention et la concentration ne faiblissent pas durant le test qui est passé en 45mn au lieu d’une heure en général.

Son QIT : 142 : très supérieur
ICV : 142 : très supérieur
IRP : 109 : moyen bon
IMT : 127 :bon
IVT :118 : bon

Ses points forts sont le vocabulaire et la compréhension : il peut établir une communication aisée et profonde à l’autre. La précocité est patente, les résultats sont homogènes et tous bons.

De concert avec les parents nous décidons de renforcer la créativité et le sport pour Quentin afin qu’il n’y ait pas d’enfermement dans une seule activité intellectuelle (Cf. tchernobyl) : il écrit, dessine, invente des BD…. Mais…il fait toujours pipi au lit : c’est un enfant !

Anecdotes : le chéquier !

 

II. Prendre de la distance avec les idées reçues et les infos du net
Test : vrai/ faux

Pour lutter contre les idées reçues je vous propose un test vrai/faux en direct :

1. L’intelligence est liée aux gènes : F
2. L’ EIP souffre de troubles du comportement : F
3. L’EIP possède un humour souvent décapant : V
4. L’intelligence n’a que 2 formes : verbale ou mathématique : F
5. L’EIP souffre d’immaturité affective : F
6. L’EIP n’a pas de troubles DYS : F
7. L’EIP dispose d’une grande créativité : V

Merci de votre attention : Y a-t-il des questions ?

 

-o0o-


Éléments de bibliographie
 

« les intelligences multiples », Howard Gardner - Retz 1998
« l’état de la recherche chez les enfants dits « surdoués » » - Jacques Lautrey - CNRS 2002
« les surdoués ordinaires » - Nicolas Gauvrit  - PUF 2014
« la petite noblesse de l’intelligence » - Wilfried Lignier - La Découverte 2012

Bibliographie générale
cliquer ici